La pandémie, vue de Quito

Rubio, Alejandra, Camila, Daniela, Melissa, Juan… Ces jeunes équatoriens de 18 ans ont vécu leur dernière année de lycée confinés, comme la plupart des jeunes du monde entier. Inti, leur professeur, leur a demandé de raconter, en français, leur étrange année. Madame Bruiet nous a transmis leurs messages. Peut-être pouvez-vous leur répondre en espagnol !

Il y a un an que la pandémie est arrivée en Équateur et jusqu’à aujourd’hui je suis confiné chez moi et j’ai mes classes en ligne. Au début, les classes étaient fantastiques ; je pouvais me réveiller plus tard et passer mes heures libres dans mon lit. Mais peu à peu tout ça est devenu un peu fatigant ; le fait d’avoir mon lit au côté de ma classe était choquant. Les sorties avec mes amis ont arrêté complétement. Et à ce point-là, la seule chose que je voudrais est de passer mes derniers moments du collège avec mes amis, en faisant la fête, en faisant des blagues, en parlant ensemble, tout avec responsabilité.  Rubio

Pour moi, la pandémie était quelque chose de très difficile à vivre. Au début, je pensais que ça n’allait va pas durer longtemps et que ça finirait bientôt, mais ça n’a pas été le cas. Depuis le début de la pandémie jusqu’ à  présent, il m’a été difficile de m’adapter à  faire toutes les choses en ligne, comme l’école et les réunions avec les amis, qui se font en ligne. Et aussi  de ne pas pouvoir voir mes amis tous les jours à la récréation ou en classe, en personne, et pour être honnête, je pense que ma dernière année se terminera de la même manière qu’elle a commencé, en ligne. J’ai du mal à croire que je ne faisais  pas beaucoup d’activités qui sont normalement faites avec les étudiants de  terminale, c’est très triste. En Equateur, la situation ne semble pas s’améliorer, mais j’espère que pendant les prochaines mois, la situation ici améliorera un peu.  Alejandra

La pandémie était un mélange de sentiments et d’expériences. J’ai eu des moments douloureux pour les pertes mais aussi de joie. Lors de la pandémie, mes parents ne m’ont laissé voir aucun ami, seulement mon petit ami, mais pour moi, c’est plus que suffisant. Dans mon pays, la situation et la mobilisation sont contrôlées pour empêcher la propagation du virus. Après le début de la pandémie, je ne suis retourné à l’école qu’un jour et c’était incroyable. J’ai appris que personne n’est entièrement protégé contre le virus, c’est pourquoi il est important de faire les choses avec conscience, en pensant aux gens qui nous entourent. Camila

La pandémie a été très dure car je pense qu’elle ne nous a pas permis de vivre beaucoup d’expériences de notre dernière année. Cependant, je considère aussi que c’est une façon d’apprendre à valoriser non seulement notre vie, mais les gens qui nous entourent. Tout ce qui a à voir avec les études a été en ligne, même si notre école s’est déjà adaptée aux mesures de biosécurité. Il est très difficile pour nous en tant qu’adolescents de ne pas sortir et de ne pas voir nos amis, je pense que cela nous fait mûrir et sensibiliser avec les autres. Alejandra

La pandémie a été pour moi un mélange d’émotions. Je me suis sentie isolée comme tout le monde peut-être un peu seule, mais j’ai aussi eu l’opportunité avec tant de temps libre d’explorer d’autres parties de moi-même. J’ai pu analyser certaines choses qui me dérangeaient dans ma vie quotidienne, j’ai travaillé sur les relations avec les gens avec qui je vis et j’ai même essayer d’améliorer mes habitudes. Dans mon pays, les choses ne vont pas si bien, personnellement, je n’ai pas eu l’occasion d’effectuer aucune activité présentielle de mon école et si c’est un peu déprimant surtout parce que je suis en terminale du lycée. Mon impression de la pandémie est qu’elle est un changement total de ce que nous connaissions en tant que réalité et qu’elle sera une opportunité de re-mondialiser le monde. Melissa

Je vis la pandémie chez moi avec ma famille et, selon mon expérience, il n’a pas été très facile d’être à l’intérieur de la maison tous les jours. En ce qui concerne mon lycée, les cours sont virtuels depuis mars 2020. Ne pas pouvoir aller au lycée est un peu triste parce que je suis dans ma dernière année, mais heureusement nous avons pu organiser quelques événements avec toutes les précautions pour célébrer. C’est vrai que c’est n’est pas la même chose, mais étant donné la situation dans laquelle nous vivons, je suis très reconnaissante. Daniela

Ma vie au sein de la pandémie est assez monotone, mais ce n´est pas une mauvaise chose.  Je pense que, la chose la plus difficile de la pandémie est la solitude et le contact avec tes amis ou nouvelles personnes.  Cependant, je pense que la pandémie m´a donné l’opportunité d’améliorer en tant que personne et de connaitre ma réalité.  La vie scolaire est calme et étrange sur le thème social parce que je peux parler à mes amis lors d’un appel mais ce n’est pas la même chose que d’être physiquement. L’Équateur a très mal géré la pandémie à mon avis, et il s’avère que les jeunes ne sont pas mécontents de nos possibilités de faire les choses. En général j´ai un sentiment de manque, mais c´est la vie. Il y a de bonnes étapes dans la vie et de mauvaises étapes.  Juan

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