Les 1ère 4 prennent le parti des choses

Les élèves de 1ère 4 de Mme Hougron ont étudié le recueil de Francis Ponge « Le parti pris des choses ». Sur les traces du poète, ils ont écrit leurs propres textes. Lou s’amuse un poil avec les mots, Tristan combat à la régulière sur l’échiquier ! Lisez-les attentivement avant d’aller redécouvrir Ponge !

À poil’ogie

Elle ne t’avait jamais remarqué auparavant. Puis, son corps a muri, tu t’es multiplié et elle t’a aperçu. Elle t’a découvert, elle t’a honni. Munie d’outils, elle t’a torturé sans scrupule. Un poil persévérant, tu tentes à chaque reprise de lui tenir chaud. Toujours présent, parfois même au garde à vous, tu l’as accompagnée dans ses premiers frissons, ses premiers émois. Tu aimais briller à ses côtés, face aux dernières lueurs du soleil. Tel un peintre, tu as orné à l’aube de sa féminité sa douce peau. Pourtant, elle redoute et dissimule tes soudaines apparitions. Ton absence, dénuée de sens, lui accorde la liberté de se dénuder. Lorsque tu reprends du poil de la bête, tu décores vivacement et intensément son corps envoûtant. Ton imagination ardente s’éveille et tu dessines adroitement sur sa chair les clairs traits de l’Amour. Tu offres un époustouflant voile jusqu’à ce qu’elle décide, une nouvelle fois, de te repousser injustement. Véritable débonnaire, tu lui as promis, dès votre première rencontre, respect, fidélité, secours et assistance. Lou Huli

L’échiquier

C’est un autre monde, une Terre plate, parfaitement géométrique, avec une surface quadrillée, bicolore et plane, quasi symétrique. Cette surface est habitée. En temps de paix, deux royaumes se partagent équitablement le terrain, se faisant face de chaque coté d’une ligne de démarcation, un vaste no man’s land.

 Ils s’observent, se jugent longuement. Chacun reste de marbre. Et puis soudainement dirigés par une force inconnue ordonnant le combat, ils attaquent.

Dans cet univers, pas de violence, pas de sang, aucun mort. Ici, tout le monde est discipliné. On avance chacun son tour, une personne à la fois.

Par conséquent il faut être patient… Mais qu’importe, car sous nos yeux se déroule un véritable ballet. Tous connaissent leurs pas de danse : certains avancent en ligne, d’autres au contraire zigzaguent comme des fous, et ce désordre apparent forme en réalité une sublime chorégraphie.

Et ce spectacle peut durer longtemps, tout dépend de la vitesse à laquelle les Hommes mettent en échec ce monde innocent. Tristan Kientz

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