Pourquoi conserver ? Par Clotilde et Julie, TL

Aux Archives nationales de Paris, le 22 mars 2019, nous, les TL,  avons eu la chance d’avoir une visite guidée, ce qui nous a permis de découvrir l’importance de la conservation des archives.

« La conservation des archives est organisée dans l’intérêt public, tant pour les besoins de la gestion et de la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privées, que pour la documentation historique de la recherche. » (article L 211-2 du Code du patrimoine).

Les archives définitives, celles qui sont parvenues au terme de leur vie administrative, celles qui pourraient donc passer pour « mortes », sont souvent bien mal considérées : elles sont inutiles, elles encombrent. Aussi, pourquoi les conserver ? Ne vaudrait-il pas mieux faire de la place aux documents d’utilité plus immédiate ?
Si de nombreux documents peuvent effectivement être éliminés à terme, beaucoup d’autres sont à conserver indéfiniment. Pourquoi ?

L’objectif administratif :

Quel que soit leur âge, les archives peuvent servir à la gestion des affaires communales et à la justification des droits de la commune. Par exemple, les dossiers relatifs aux biens communaux, à la voirie, aux travaux publics, gardent tout spécialement une importance administrative essentielle et permanente. Cette utilité administrative ne se limite pas à la commune mais peut aussi concerner des particuliers et aider à la justification de leurs droits comme de leurs devoirs.

L’objectif culturel et historique :

Son église, ses monuments, ses maisons forment le patrimoine architectural de la commune. Ses archives forment son patrimoine écrit. Bien que moins spectaculaires, elles ne sont pas moins importantes. Elles sont la mémoire de la commune, de son histoire, de son originalité.

Longtemps négligées par les historiens, les archives des petites communes sont précieuses pour la recherche : on y trouve des renseignements uniques sur l’histoire sociale, l’histoire de l’enseignement, l’histoire économique, la démographie, etc…
Elles apparaissent de plus en plus comme une source inestimable de l’histoire de l’architecture.

Quels rapports un pays entretient-il avec la mémoire ?

 Histoire et mémoire sont d’abord deux choses différentes : la mémoire, chacun d’entre nous en possède une propre, avec les souvenirs. Notre mémoire conserve les traces du passé que nous avons intériorisé, et forge notre identité. Il n’y a donc jamais deux mémoires identiques au niveau individuel. Mais la mémoire peut aussi être collective : plusieurs individus doivent alors garder le souvenir collectif, qui n’est jamais le reflet des mémoires individuelles ; il y a ainsi des sélections par des gens parlant au nom de groupes, ce sont les « entrepreneurs de mémoire ». Le but est de conforter l’identité collective d’un groupe, souvent contre d’autres entreprises mémorielles différentes. Les liens que nous entretenons aujourd’hui avec ces mémoires se sont améliorées. En effet, la mémoire est démultipliée et déchirée, l’Histoire appartient à tous.

Julie Albart et Clotilde Collette, TL (Photos Mme Zbynovsky)

 

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